The Last Knights : une adaptation réussie d’une légende japonaise

Comme pour les séries, j’aime beaucoup les films de chevaliers, tout ce qui est « medieval fantasy » ou tout simplement médiéval. Alors forcément, quand Netflix me recommande un film sur des chevaliers, QUI PLUS EST inspiré de la légende des « 47 Ronins »… Je ne pouvais simplement pas passer à côté. Et croyez-moi, vous ne devriez pas non plus.

Un film coup de coeur

Sorti en 2015, ce film est donc une adaptation de la légende des 47 Ronins. Légende racontant comment, suite à la mort de leur maître, 47 Ronins (« chevaliers » japonais) décident de le venger en allant tuer celui responsable de sa mort (enfin l’histoire est un peu plus longue que ça, mais je vous donne la version courte). C’est une légende que j’avais adoré découvrir lors de mes recherches sur la culture japonaise et je n’avais jamais été regarder si des adaptations au cinéma avaient été réalisées. C’est donc avec grand plaisir que je me suis plongé dans ce film et je n’ai pas regretté. Ma seule surprise fut de voir les notes données par la critique, qui est je pense plus dû au fait que ce soit une « appropriation culturel » d’une légende japonaise par les américains qu’à autre chose. A mon sens, c’est certes une adaptation américaine de cette légende, mais avec un casting tout bonnement parfait et une liberté d’écriture sur la fin.

L’alchimie entre Clive Owen, qui joue le commandant Raiden et Morgan Freeman, qui joue le maître, Bartok, rend tout le début du film plutôt poignant et terriblement tragique. J’ai trouvé le jeu de Clive Owen juste parfait dans ce film. Beaucoup de ses émotions passent par son regard et quoi qu’il fasse, je ne pouvais m’empêcher d’être déchirée entre vouloir lui mettre une énorme gifle et le prendre dans mes bras. Honnêtement, je pense qu’il est parfait dans son rôle et que c’était le casting idéal pour le commandant Raiden. Son attachement à son maître paraît réel et tangible, son déchirement de le voir mourir (ce qui est rendu pire dans le film parce que la mort du maître survient de sa main au lieu d’être de la main de l’exécuteur de l’Empereur), son impassibilité jusqu’au dernier tiers du film… Tout rend le personnage mémorable, de ses lignes à sa façon de jouer et j’ai réellement découvert un acteur avec ce film.

Les relations entre les personnages sont extrêmement importante et à mon sens, elles ont été parfaitement respectées. L’attachement des divers « chevaliers » va au-delà de la chaîne de commande. Le Lieutenant qui voit le Commandant (son supérieur, donc), comme un frère, qui s’occupe d’un des chevaliers comme un fils… Ils sont bien plus qu’un simple bataillon, ce sont des frères d’armes, prêt à mourir pour leur cause et aussi pour les autres. Et le film rend très bien cette idée de groupe soudée prêt à tout pour restaurer l’honneur de leur défunt maître, quitte à mourir s’ils réussissent (l’Empereur ayant la main assez légère sur le coupage de tête). J’ai trouvé les digressions par rapport à la légende plutôt bienvenue, en réalité. Disons que dans la légende, sur les 47 ronins, 46 se plantent d’eux-même leurs épées dans le ventre sur ordre de l’Empereur (le dernier étant gracié car plus jeune). Dans le film, heureusement, tout le monde ne meurt pas, ce qui rend le personnage de Raiden encore plus héroïque à mon sens, le fait qu’il soit prêt à se sacrifier pour ses soldats, rongé de remords par rapport au fait que c’est lui et son épée qui ont tués leur maître.

C’est pour cela que je ne comprends pas pourquoi les notes de la critique sont si basses. Certes, le film n’est pas réalisé avec des acteurs japonais et il est inspiré d’une légende du Japon. Je ne suis pas experte en film, mais je sais reconnaître la différence entre ce film et un film produit par les studios Marvel, par exemple (attention, je suis une énorme fan du MCU mais je reconnais parfaitement que ce sont loin d’être des chefs d’oeuvre). C’est un film sur l’importance de l’honneur, sur l’importance de l’intégrité et le sens du devoir. A mon avis, les critiques n’ont pas aimés parce que ça met le doigt là où ça fait mal, si je puis dire…

En tout cas, que vous connaissiez la légende ou non, je vous recommande le visionnage de ce film.

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