Le faiseur de légendes : une nouvelle version d’Atlantis

Auteur:  Christian Michel

Edition Edilivre

Genre : Science-Fiction

Lecture Agréable

Le voyage dans le temps, la télékinésie, l’Atlantide, pour certains d’entre nous, tout cela n’existe que dans les romans ou les films d’anticipation.
Pourtant, les progrès fulgurants de notre technologie tendraient à laisser supposer le contraire. La science-fiction d’il y a cinquante ans n’est-elle pas, au moins dans certains domaines, largement dépassée par notre réalité actuelle ? Au cours de l’année 2012, huit jeunes tout à fait ordinaires vont se retrouver plongés au cœur même d’une de ces histoires pour roman de science-fiction.
Après avoir découvert, totalement par hasard leur semble-t-il, des portes spatio-temporelles, les jeunes gens vont se retrouver sur une terre vierge de tout autre humain. En ces lieux agréables et accueillants, ils donneront naissance à une minuscule communauté qui, au fils des années et des progrès, prospérera très rapidement.
Pourtant, une vie heureuse n’empêche pas de se poser des questions. Qui les a conduits sur ces terres ? Et dans quel but ? Sont-ils les seuls humains de ce monde ? Découvriront-ils les réponses à ces interrogations…?

Alors je sais que j’ai pas mal manqué de régularité sur ce blog. Après plusieurs mois à écrire deux ou trois articles par semaine, j’ai désormais un rythme beaucoup plus diffus. En même temps, avec mon stage/travail qui me prend pas mal de temps, je n’ai plus l’occasion d’écrire aussi régulièrement. Et encore, je n’ai pas commencé mes cours du soir, qui risquent de rendre les choses encore pire ! Mais on va s’en sortir, je ferais des brouillons. Bref. Parlons lecture. Quoi de mieux, pour bien finir ce mois de septembre, que de lire un petit roman de science-fiction ?

«Le jeune homme, grand blond aux épaules larges, venait de sortir du cinéma où il
avait passé sa soirée seul devant le grand écran.»

Le récit commence par un résumé de la vie de Julien, notre héros. Un jeune homme honnête, sérieux, maladroit avec les femmes et également très timide, mais quelqu’un de bien. Jeune électricien, il a sa propre compagnie, ce qui lui permet une nuit d’aider son voisin éleveur qui risque de perdre ses poussins si l’électricité n’est pas remise dans son poulailler. Un détail qui semble bénin, mais qui permet à notre héros d’acquérir un chien, un berger allemand nommé Alix, qui lui permettra ensuite de rencontrer Caroline, sa chère et tendre fiancée et cette histoire d’amour est le catalyseur du reste de l’intrigue, l’amenant à cette fameuse journée où Julien découvrir un carré bleu/vert flottant dans sa grange et lui permettant de voyager entre les dimensions. Finalement, nous assistons dans ce roman à la reconstruction de l’humanité, une sorte de réécriture de « Vendredi et la vie sauvage » où un homme arrive dans un endroit désert et établit aussitôt des règles de société, alors qu’il est seul (avec son chien).

Le roman est donc une version du mythe de l’Atlantide et des premiers humains. En effet, Julien va donc voyager à travers les dimensions, mais surtout les Âges, pour finalement arriver dans une vallée où il est seul. Et au fur et à mesure que les années passent, d’autres humains arrivent dans cette vallée, nommée « Atlantis », jusqu’à ce qu’ils ne soient plus que huit. A partir de là, une nouvelle civilisation se créée, de nouvelles règles sont instaurées, un nouveau language surgit, bien que les huit « fondateurs » continuent de parler notre langue, leur ancienne langue… En tant que lecteur, nous découvrons tout cela au fil des pages, que ce soit les nouveaux décors, les changements de règles, de langues, de comportements, de croyances. Nous découvrons des tas de nouveaux personnages, une civilisation entière même. Plusieurs mythes sont ici mélangés, comme par exemple les mythes nordiques avec la mention de « Midgard » ou encore les mythes celtes avec « Avallon » et le fameux « Merlin » qui semblent avoir des capacités encore jamais vues.

Il est difficile de s’attarder sur un seul personnage, si ce n’est Julien, car il y en a tellement que ça sera un peu ridicule. Mais au sujet de Julien, en plus de ce que j’ai dit précédemment, je dirais qu’il est aussi un bon dirigeant, un bon père et un bon grand-père. Sa soif de toujours en apprendre plus et de vouloir commencer une civilisation meilleure au coeur de laquelle se trouve la famille est quelque chose que j’ai beaucoup apprécié. Même au début du roman, quand il n’est pas encore parti pour Atlantis, il reste quelqu’un de très attachant et un peu gauche. J’ai trouvé la plume de l’auteur formidable, les descriptions rendent l’histoire vivante et presque crédible ou palpable par moment. Il y a des clins d’oeils à toute l’Histoire telle qu’on la connaît, bien sûr, mais aussi avec quelques instances plus mythologiques qui nous permettent de rêver. Le mythe des Atlantes est une de mes légendes préférées (et aussi un de mes Disney favoris) et je suis ravie d’avoir pu lire une histoire à ce sujet qui fasse sens.

«Avec sa chère épouse et ses sept amis, ils étaient des « faiseurs de légendes ». »

En bref, je vous conseille de vous plonger avec Julien dans cette aventure spatio-temporelle qui, sans aucun doute, vous marquera grandement.

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2 commentaire

  1. Je crois n’avoir jamais lu de roman de science-fiction !! Je suis plutôt thriller ou roman d’amour lol mais ça a l’air intéressant !

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