Organiser des salons, ce n’est pas une mince affaire…

Après des années passées à visiter des salons (salon du Livre de Paris, salon de la jeunesse à Montreuil et j’en passe.) en tant que visiteur (et une fois en tant que journaliste presse), j’ai pu cette année découvrir une nouvelle facette de cet événement : le côté organisateur. Alors, bien sûr, ce « métier » en regroupe bien d’autres et j’étais de mon côté au pôle communication, ce qui signifie gérer les réseaux sociaux, faire des petits interviews audios, envoyer les newsletters et aider les bénévoles lors de l’ouverture du salon. En bref, deux jours bien dense qui m’ont permis de tester bien plus que ma force physique.

Le monde de l’événement est un monde que je connais bien, pratiquement par coeur, étant donné que je baigne dedans depuis mon plus jeune âge (un de mes parents travaillant dans ce milieu). L’an dernier, j’avais déjà pu aller au salon du Livre Paris en tant que journaliste-presse, signifiant que je devais y être tous les jours, pour assister aux conférences, les retranscrire par écrit, les mettre en ligne et traiter également des autres news qui sortaient le même jour. Une expérience aussi enrichissante qu’exténuante, avec un rythme de cinq articles par jour pendant quatre jours (deux demi-journées et deux jours complets). Honnêtement, quand je suis rentrée chez moi le lundi soir, même en sachant que j’avais mon mardi en OFF pour récupérer, je ne sentais plus mes jambes, ni mes doigts. Je n’ai jamais autant tapé de mots sur un clavier que pendant ces quatre jours-là. Alors cette année, quand je suis arrivée dans cette entreprise pour mon stage et qu’on a commencé à travailler sur le salon, j’étais sereine. « C’est seulement deux jours« , je me disais.

En réalité, ce n’était pas atroce, au contraire ! Me lever à 5h30 du matin le mardi a piqué un peu les yeux, mais on s’y fait. Lundi soir, il fallait participer au montage, mais mon rôle a surtout été de coller des affiches un peu partout dans le salon, donc je ne vais pas me plaindre. La seule chose que je redoutais un petit peu, c’était que j’allais probablement devoir faire le tour du salon maintes et maintes fois en deux jours. En effet, j’ai dû aider les bénévoles à accueillir les exposants, les accompagnant parfois jusqu’à leurs stands; j’ai également pu faire des petits interviews audios de jeunes et d’exposants, il me fallait donc marcher dans le complexe et arrêter régulièrement des gens (imaginez, moi qui ai peur de devoir parler aux vendeurs dans les magasins quand ma caisse a un soucis !). En tout, sur trois jours, j’ai dû faire 25km à pieds (R.I.P mes converses, qui ont un peu souffert de cette expérience d’ailleurs) ! Alors forcément, quand il a fallu enchaîner – après le démontage de mercredi soir – par une journée de boulot jeudi, mon corps n’était pas d’accord. Mais j’ai pu me reposer vendredi, donc maintenant ça va mieux.

Plus qu’un trek, cette expérience m’a surtout permis d’apprécier les salons sous une nouvelle lumière. En tant que visiteur, on se contente de se balader dans les allées, se plaindre parfois du trop grand nombre de personnes au même endroit, on fait la queue pour les toilettes, on discute avec certains exposants, on arrive et on repart un peu quand on veut, on profite.

En tant que journaliste-presse, on est vraiment là pour les conférences, l’actualité, les interviews, on ne prend pas le temps de se balader ou de découvrir les divers exposants, on sait pour qui nous sommes là et c’est tout.

En tant qu’organisateur, en revanche, on prépare l’événement pendant des semaines. On fait et refait le plan, les guides visiteurs, on envoie les newsletters, on voit petit à petit l’événement se construire, on planifie tout, on gère les urgences et quand l’événement ouvre enfin, c’est presque un soulagement (il faut quand même gérer tous les petits soucis, mais bon) de voir que tout y est et que les gens sont contents.

Je crois que désormais, il ne me reste plus qu’à faire des stages en tant que photographe d’événement et exposants et j’aurai découvert tous les aspects d’un salon !

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14 commentaire

  1. Wington Stéphanie

    oh je connaissais pas ce « metier » merci pour ton article

    1. Merci pour ton commentaire !
      C’est super enrichissant 🙂

    2. C’est un métier prenant organisateur de salon. Je me rends à de nombreux événements. Et je peux te dire qu’en tant que visiteur, c’est tout aussi fatiguant entre les conférences et les interviews (et lorsque cela dure deux jours mieux vaut être en baskets !) J’ai eu l’occasion de découvrir les coulisses d’un événement. Rassembler les bénévoles, organiser, communiquer… c’est beaucoup d’énergie ! Mais au final cela reste une bonne expérience. Avec la crise sanitaire actuelle, les salons s’adaptent et se réinventent sous de nouveaux formats (phygital). Mais je préfère le contact humain et les événements en présentiel (l’introvertie que je suis). Photographe d’évènement c’est sympa aussi.

      1. Absolument !
        J’ai la chance de pouvoir gérer des évènements en présentiel et non en numérique 🙂

  2. Coucou, je ne m’étais jamais penché sur ce métier, ni sur les salons en général ! Il y a plein d’aspects très différents 🙂

  3. coucou je connais un peu cet esprit avec les Salon du Prêt à Porter et c’est vrai que c’est usant, sans parler de la chaleur parfois dans ces lieux

  4. Super intéressant comme article. Tu prévois d’en faire une série et présenter d’autres métiers ?

    1. Absolument ! Je compte bien présenter divers métiers que les gens connaissent mal ou ne connaissent pas du tout 🙂 Si tu as des suggestions, je suis preneuse !

  5. Suite à de récents évènements (personnels et sanitaire) j’ai pris la décision de changer de voie totalement. Le monde de l’évènementiel m’intéresse énormément, et plus particulièrement celui des mariages, baby-shower etc.. J’ai donc décider de suivre une formation de Wedding planner, et de me lancer à mon compte ! Une expérience très enrichissante, et je suis entièrement d’accord avec toi sur les trois derniers paragraphes. J’espère un jour, pouvoir aller au-delà des mariages, et organiser des évènements plus conséquents et publics ! J’ai beaucoup aimé ton témoignage, merci infiniment !

    1. Mais avec plaisir ! C’est une incroyable reconversion en tout cas, je te souhaite le meilleur !

  6. Coucou,

    ce genre de métier doit être vraiment très prenant ! Ce n’est pas rien d’organiser des événements alors des salons …
    Ce n’est pas le genre de métier qui me plairait. Il doit y avoir beaucoup trop de pression.

    Bise

    1. Il y en a, mais c’est aussi très fun !

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