Quand de mauvais lutins s’invitent à Noël : les Kallikantzaros

Etant donné la période actuelle et à l’approche de Noël, j’ai décidé de chercher une créature hivernale, ou en tout cas « de Noël ». Alors, il y avait bien évidemment le Grinch, dont je parlerai prochainement (et si vous ne savez pas qui c’est, vous avez un classique de Noël à aller regarder de suite), mais qui d’autre ? La réponse est toute trouvée : les Kallikantzaros !

Les Kallikantzaros, c’est quoi ?
Parfois appelés en français callicantzari) ce sont des lutins malfaisants, apparus dans les traditions grecques et chypriotes. Les kallikantzaroi (on va les appeler les « Kalli' » sinon je m’en sors pas moi) vivent sous terre, sauf pendant la période de Noël et du Nouvel An où ils remontent à la surface pour jouer des mauvais tours aux humains. Bien qu’en fonction des régions grecques, leurs descriptions à tendance à varier, ils sont généralement représentés comme étant à moitié humain et à moitié animal, de petite taille, plutôt maigre avec une peau noirâtre. Selon certaines descriptions, ils possèdent également des pattes de cheval, ou de bouc, à la place des jambes ainsi que de longs oncles incurvés (et je parie qu’ils ne les nettoient même pas ces espèces de petites immondices vivantes). Ils se baladent généralement nus, mais parfois daignent porter des vieilles guenilles ou juste un bonnet.

Dans d’autres légendes, les kallikantzaros sont des créatures hybrides rares, atteintes à la fois de vampirisme et de lycanthropie. Réunis au sein d’un clan du sud des monts des Galahads, les kallikantzaros sont de diverses races et n’ouvrent leurs rangs qu’à des individus mal intentionnés ou en quête de vengeance, bien utiles pour servir leurs méfaits. Effectivement, ces êtres servent un seigneur démon farouchement indépendant, le Koutsodaimonas, qui emploie ses ouailles pour mener à bien de sinistres plans. Un représentant de l’espèce apparaît d’ailleurs dans la série « Grimm ».

Chaque année durant une période de 12 jours s’étendant entre Noël (25 décembre) et l’Epiphanie (6 janvier), les Kalli’ quittent leurs cavernes et remontent à la surface pour semer la pagaille dans le monde des humains. Ils parcourent durant la nuit les villages et la campagne grecque, effrayants les gens qu’ils rencontrent sur leur passage. S’ils arrivent à rentrer dans les maisons, ils en saccagent l’intérieur, gâtent les repas préparés pour les festivités et frappent les occupants jusqu’à les abandonner à demi-mort. Des légendes racontent que les enfants nées pendant la période de Noël sont susceptibles de devenir des kallikantzaroi une fois adultes (donc si vous avez un cousin né dans la période, je garderai un oeil dessus, sait-on jamais…).

La tradition grecque donne un très grand nombre de méthodes pour se protéger des kallikantzaroi :

  • les portes et les cheminées des maisons sont calfeutrées pour les empêcher de rentrer à l’intérieur. Un feu de cheminée peut également être allumé pour empêcher les kallikantzaroi de passer par le conduit, d’autant plus que ceux-ci sont effrayés par le feu et la lumière ;
  • une passoire peut être accrochée à la porte d’entrée : les kallikantzaroi aiment s’amuser à en compter les trous et absorbés par leur tâche, y passent la nuit ;
  • les kallikantzaroi ont la réputation de détester les odeurs fortes, aussi peut-on brûler de l’encens (voire une vieille paire de chaussures) pour les faire fuire ;
  • des ossements de porcs, des saucisses ou des gâteaux peuvent également être accrochés à la porte ou à la cheminée pour s’attirer leurs bonnes grâces.

Lors de l’Epiphanie, les prêtres parcourent les villages en bénissant les maisons et les gens avec de l’eau bénite, ce qui a pour effet de renvoyer les kallikantzaroi dans leur monde souterrain pendant une nouvelle année. Certains folkloristes modernes ont avancé que les kallikantzaroi pourraient être une réminiscence des fêtes dionysiaques de la Grèce Antique, sources de nombreux excès et débordements similaires aux exactions commises par les lutins.

En grec, le terme « Kallikantzaros » est utilisé pour désigner quelqu’un de petit, moche et malveillant. Encore aujourd’hui, ce terme désignerai non plus seulement cette créature, mais serait devenu le terme générique pour tout ce qui est gobelin, lutins et leprechaun.

Sources : Encyclopédie ParanormaleWiki FandomHellnicaworld

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