Des monstres, de la magie et Sherlock Holmes : Les Irréguliers de Baker Street

Je n’avais pas prévu de découvrir de nouvelles séries. J’en ai déjà plusieurs en cours, énormément de choses à faire en dehors au niveau scolaire et mon activité de freelance à gérer. Autrement dit : je n’avais pas le temps de regarder une autre série. Et c’est là que Netflix m’a proposé une série avec des monstres, un peu d’horreur, de la magie et SHERLOCK HOLMES. Vous avez bien lu. Et je suis une fan de Sherlock Holmes. Tout comme pour les légendes arthuriennes, j’ai du regarder des dizaines et des dizaines réécritures des aventures de Sherlock Holmes. Mais je n’avais encore jamais vu d’adaptation des « Irréguliers », le groupe d’enfants aidant Sherlock lors de certaines affaires, et encore moins une adaptation d’eux avec de la MAGIE. Forcément, mon intérêt était piqué… En bref : vous devez regarder cette série et je vais vous dire pourquoi en 4 points.

1. L’INTRIGUE

L’intrigue principale de la série, c’est « The Rip ». Comme ils l’expliquent dès le premier épisode, c’est une ouverture entre « notre » monde et d’autres (aka le monde des Morts et le Purgatoire). J’ai trouvé l’idée assez ingénieuse, surtout qu’à chaque fois qu’on pense comprendre comment les gens obtiennent leurs pouvoirs, l’épisode suivant nous montre une nouvelle façon de les obtenir, donc le mystère reste complet jusqu’au bout. Sans parler du fait que les pouvoirs obtenus sont assez nouveaux et reste logique par rapport aux personnages qui les obtient, donc c’est plutôt intéressant. Pour une série avec Sherlock Holmes, j’avais très peur que l’ajout du surnaturel soit trop surfait, paraisse trop bizarre. Mais en réalité, c’est bien amené ! Certains passages sont assez horrifiques (la série porte la mention « horreur ») et le surnaturel parvient à se mélanger assez bien avec le reste de l’univers beaucoup plus terre-à-terre. On a aussi des cauchemars prémonitoires, la possibilité d’aller dans la tête des gens, des dons héréditaires… Et ça parvient à rester logique et plus ou moins réel. Malgré la magie, les cauchemars et tout le tralala, les enquêtes restent l’essentiel de la série. Béa et les enfants veulent en savoir plus sur John Watson et Sherlock Holmes donc ils mènent l’enquête tout en résorlvant également des meurtres. Au final, on a une vision plus jeune, dynamique et fantaisiste des aventures de Sherlock Holmes et c’est une excellente chose !

2. LES PERSONNAGES

Au-delà des personnages en eux-même, donc je ne peux pas parler sans risquer de vous spoiler cette courte première saison, c’est surtout les relations entre les personnages qui m’a intéressée. Notamment celle qui est tissée et mise à l’épreuve tout au long de la saison : la « famille » de Béa, Jessie, Spike, Billy et Léo. Là où les deux premières ont un lien de sang, les autres se sont trouvés dans la rue et on ensemble formé un lien extrêmement crédible et asbolument adorable à regarder. Il y a des moments assez durs, clairement vers la fin de la saison, cette petite famille est de plus en plus testée, mais ils parviennent à rester soudés malgré tout et malgré leurs jeunes âges aussi, les ainés étant Léo et Béa, qui ont 17 ans !
D’ailleurs, j’avais un peu de mal au début avec la manière de s’exprimer de certains personnages, ou les comportements d’autres. Je les trouvais très adulte, trop, pour des jeunes adolescents. Mais au final, si on tient compte du fait qu’ils aient grandi dans la rue, qu’ils ont vécu des horreurs pratiquement depuis la naissance, ça s’explique. Et pour l’un d’entre eux, ça s’explique surtout par son éducation, puisque c’est le seul à ne pas avoir grandi dans la rue…
J’avais aussi peur que dans cette série, ils fassent des jeunes les génies et les adultes seraient tous mauvais ou corrompus… J’avais (presque) raison, jusqu’à ce qu’on arrive aux personnages de John Watson et Sherlock Holmes.

3. LES THÉMATIQUES ABORDÉES

La série n’hésite pas à évoquer des sujets assez fort et de manière très juste, tel que le deuil, avec Béa, Jessie et Sherlock, mais aussi avec les divers « monstres » qu’on rencontre, étant donné que leurs pouvoirs viennent pratiquement exclusivemment d’une forme de deuil.
On nous montre également la pauvreté, avec les enfants qui vivent dans la rue, ont du mal à payer le loyer à leur prorpiétaire, Miss Hudson, qui volent pour survivre ou essaie de trouver des petits boulots de fortune et qui dorment dans une sorte de cave avec le strict minimum, soit des matelas et des couvertures.
Et le dernier grand thème va de pair, puisque c’est l’appartenance sociale et la société en tant que telle, avec toute l’histoire de Léo (que je ne peux pas dévoiler) et le passé des filles et de Billy dans ce qu’ils appellent les « workhouse », qui est un endroit où quiconque peut résider gratuitement et doit travailler en échange (un peu comme de l’esclavage) et dans lequel les enfants ont donc reçu des mauvais traitement, notamment Béa et Billy.

4. SHERLOCK HOLMES & JOHN WATSON

Comme je le disais, dans la série, les adultes sont le plus souvent corrompus par le deuil ou la recherche de pouvoir, tandis que les plus jeunes, même s’ils sont aussi brisés, parviennent à surmonter tout ça. C’est une idée avec laquelle j’ai généralement dû mal. Mais heureusement pour moi, la série présente le brillant duo de détectives… De la manière la plus surprenante possible. John Watson est présent dès le début. Il est présenté comme assez arrogant, un peu hautain et employant des enfants clairement pour faire le travail avant de s’octroyer la gloire. Et plus la série avance, plus on découvre une autre facette de ce personnage… Et je dois avouer que la révélation « finale » à son sujet m’a vraiment surprise !
Sherlock nous est révélé bien plus tardivement dans la saison et avec lui, c’est tout un paquet de révélations et de flash-back qui nous sont présentés ! Par contre, si vous aimez son côté brillant et décalé du monde extérieur… On en est loin. On présente ici son côté plus « humain », mais aussi comme un addict à l’opium, qui l’aide à dormir, un homme qui refuse de reprendre sa vie de détective parce qu’il est terrifié à l’idée de ne plus être « brillant » et hanté par des démons qu’il est incapable de chasser. C’est difficile d’en dire plus sans partir dans les spoilers, mais c’est un personnage que j’ai trouvé extrêmement touchant, parfois un peu ridicule.

Si avec tout ça, je ne vous ai pas donné envie de voir la série… J’en suis désolée. Elle en vaut vraiment le coup et vous auriez tort de passer à côté !

Articles recommandés

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retrouvez-moi sur Instagram !