Fantastique, famille et manipulation : Le Crépuscule des Urmes [T1]

Auteur : Arnaud Druelle
Editeur : Gulf Stream
Genre : Fantastique

Résumé : Pays de Galles, septembre 1866
Entre préjugés et légendes anciennes, l’arrivée d’un groupe de Tziganes dans leur village suscite la méfiance des habitants d’Aberhaÿ. Pourtant, Jane, une orpheline de 14 ans, ne partage pas leurs craintes et sympathise avec Azko, un adolescent à l’aura captivante. En pleine nuit, la cartomancienne du clan leur révèle que des ombres menacent de s’abattre sur le monde des humains, le plongeant ainsi dans le chaos. La clé pour déjouer cette terrible prédiction semble être le frère de Jane, disparu dix ans plus tôt. Commence alors une dangereuse quête à travers les landes embrumées du pays gallois. Mais les mystérieuses Urmes rivalisent de puissance et déchaînent leurs pouvoirs afin que s’accomplisse ce qui était écrit…

Est-ce que j’ai craqué pour la couverture de ce roman ? Totalement. Après, j’avais déjà pu lire un roman de cet auteur (L’Enfant Pan) et j’avais adoré. Donc j’avais très hâte de me replonger dans un nouvel univers… Surtout que cette fois-ci, on nous présente l’univers des tziganes, quelque chose que j’ai rarement eu l’occasion de croiser dans mes lectures. J’ai donc reçu « Le Crépuscule des Urmes » et j’avais très hâte de le lire… Mais vous me connaissez avec ma PAL de 8 mètres, il m’a fallu attendre. ENFIN j’ai pu le lire quasi d’une traite… Qu’en ai-je pensé ?

Présentation des personnages

Le roman nous présente divers personnages grâce au découpage de points de vue. On alterne donc entre Jane (ou Yana, de son vrai prénom), une jeune orpheline, seule survivante d’une sombre nuit pendant laquelle ses parents sont morts…et son petit frère enlevé par, selon elle, un sorcier. Déterminée à retrouver son petit frère disparu, c’est cette envie qui va la mener tout au long de ce premier tome.

On a ensuite Azko, une jeune tzigane qui arrive dans la ville de Jane avec sa famille et notamment sa grand-mère, qui semble avoir des pouvoirs chamanique.

Il y a également Marcus, un élève dans la même classe que Jane et qui semble assez détestable au premier abord, mais qui se révèle être bien plus que ça.

Et finalement, il y a le mystérieux personnage qu’est Egon Pan et qui représente, surtout au début, toute la partie « fantastique » du récit.

Mon avis sur l’intrigue

Comme je l’ai dit dans l’introduction, le roman met en avant de la culture Tzigane, ce qui est très intéressant et peu mise en avant dans les romans, en tout cas parmi tous les romans que j’ai pu lire. Il y a aussi tout un traitement de la question des « étrangers » et de la différence, puisque Jane/Yana est juive tandis qu’Azko est Tzigane…et la famille de Marcus (ainsi que le pauvre garçon lui-même) est très anti-étrangers.

J’ai beaucoup apprécié la relation entre Yana et Azko, qui est intéressante : elle démarre lorsqu’il la sauve d’une tentative de viol et grandit alors que la jeune femme semble être devenue importante aux yeux des Tziganes. Les deux jeunes gens semblent aussi liés par le fait qu’ils sont considérés tout deux comme « étrangers » aux yeux des autres.

Ah, petite information : il y a des TW au début du roman et ils arrivent très vite : la tentative de viol de Yana et le comportement du père de Marcus, qui voue une haine profonde envers les « étrangers ».

Mes spéculations sur la suite…

Au niveau de l’intrigue, il m’est difficile d’en parler sans vous spoiler… Disons que Marcus, Louise, Yana et Azko fuient leur village suite à l’apparition d’une brume tueuse (qui visiblement ne tue que les adultes, puisque tous les enfants en sortent indemne ou presque).

Ils partent ensemble à la recherche du « Dernier Fragment » sur les conseils de la grand-mère d’Azko, qui a lu l’avenir de Yana dans ses cartes). Sur le chemin, ils vont rencontrer le fameux Egon Pan, dont l’identité est probablement un des plot twists les plus intéressants du récit.

On sent bien qu’il se fait manipuler, mais on ne sait pas encore dans quel but ni même les conséquences que cela va avoir dans la suite. Le premier tome se termine sur une note assez déchirante puisque tous nos héros sont séparés et on ne sait pas vraiment qui va s’en sortir et qui va, peut-être, mourir.

Conclusion

Pour conclure, j’ai envie de dire que j’ai terminé le roman en une journée… Donc est-ce que j’ai détesté ? Evidemment que non. Les personnages sont attachants et travaillés, c’est un véritable bonheur de les voir grandir et évoluer à travers le récit. J’ai beaucoup aimé l’utilisation de la langue tziganes dans l’histoire, ça ajoute vraiment un plus ! Le suspense est très bien travaillé et la plume de l’auteur est toujours aussi addictive, donc c’est vraiment une lecture que je recommande à 200%.

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