Inceste, violence et chaos : La Bête Glatissante

Grâce au blog, j’aime de plus en plus reveler des défis. En faisant mon planning du mois de Mai, sachant que je voulais dédier ce mois-ci aux Légendes Arthuriennes, je me suis creusée les méninges pour savoir de quelle créature j’allais bien pouvoir parler. Dans les légendes, les créatures dont on entend le plus parler sont les Dragons et bien que j’adore ces créatures, j’ai déjà pu en parler un petit peu et surtout, je pense que tout le monde connaît la légendes Dragons. Tout le monde sait ce qu’est un Dragon. Alors j’ai cherché un peu plus et je suis tombée sur ce qu’on appelle « La Bête Glatissante ». Les ressources à son sujet sont assez limitées et les illustrations le sont encore plus, mais j’ai fait de mon mieux pour rendre cet article instructif et divertissant. Enjoy !

La bête glatissante (beste glatisant) est un monstre des légendes arthuriennes, qui est l’objet de quêtes de chevaliers fameux comme Pellinore, Palamède, et Perceval. Cette créature étrange possède une tête et un cou de serpent, un corps de léopard, un bassin de lion et les sabots d’un cerf. Son nom vient du grand bruit qui sort de son ventre, comme « les aboiements de trente couples de chiens de chasse » (glatir signifiant aboyer en ancien français). Les premières mentions de la bête sont dans le Perlesvaus et dans la Suite du Merlin du cycle Post-Vulgate. Dans la Post-Vulgate, qui est reprise dans Le Morte d’Arthur de Thomas Malory, la bête apparaît au roi Arthur après son aventure avec sa demi-sœur Morgause et la naissance incestueuse de Mordred (ils ne savaient pas alors qu’ils étaient parents). Arthur voit la bête boire dans une mare lorsqu’il se réveille après un mauvais rêve présageant la destruction du royaume par Mordred. Il rencontre alors le roi Pellinore qui lui apprend qu’il a hérité de la mission de pourchasser la bête. 

Merlin révèle que la bête glatissante est née d’une princesse qui désirait son propre frère. Elle coucha avec un démon qui lui avait promis l’amour du garçon, mais le démon la trompa et l’entraîna à accuser son frère de viol. En punition, leur père le fit déchirer par ses chiens, mais avant de mourir il avait prophétisé que sa sœur donnerait naissance à une abomination qui ferait autant de bruit que la meute de chiens qui le tuaient. La bête est le symbole de l’inceste, de la violence et du chaos qui détruiront finalement le royaume d’Arthur.

Dans le Perlesvaus, la bête glatissante est dépeinte de façon complètement différente. Elle est d’un blanc immaculé, plus petite qu’un renard, et belle à regarder. Le bruit qui sort de son ventre est celui de sa progéniture qui la déchire de l’intérieur. L’auteur décrit la bête comme un symbole du Christ, détruit par les disciples de l’Ancienne Loi, les Douze Tribus d’Israël. Gerbert de Montreuil donne une description similaire de la bête glatissante dans sa continuation du Perceval de Chrétien de Troyes, bien qu’il la décrive comme « merveilleusement grande » et interprète le bruit, et son sort cruel, comme un symbole des assistants impies qui perturbent la messe par leurs paroles.

Source : Wikipédia

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