La légende des Dragons chinois

Etant donné que le premier article de la rentrée portait sur le nouveau film Marvel « Shang-Chi« , je me suis dit qu’il serait bien de continuer dans cette thématique pour aujourd’hui et vous faire découvrir une partie assez importante de la culture chinoise : la légende des Dragons (bon techniquement il y a plus d’une seule légende, mais je vais essayer de vous faire un résumé complet de toutes les légendes que je connais). Qui ne connait pas les Dragons ? C’est probablement LA créature mystique la plus connue (peut-être battue par le Phoenix, et encore) et celle qui fait le plus rêver. Adaptée dans énormément de médias récents (« Game of Thrones », « Eragon » [les livres, pas le film], « Dragon Heart », « Dragons » [le film d’animation] ou encore « I Am Dragon » [c’est un film russe mais il est génial]), les dragons ont plus ou moins toujours la même forme, qui est le « modèle » européen le plus connu. Pourtant, il existe bien d’autres types de dragons, comme ceux aperçu dans le film d’animation « Raya et le Dernier Dragon »… Les dragons chinois.

Dans la culture chinoise, les dragons incarnent le pouvoir et la puissance. Ils possèdent de supposés pouvoirs de contrôle sur les phénomènes météorologiques comme, par exemple, invoquer la pluie durant une sécheresse. Considérés comme noblesse et porte-bonheur, les dragons restent bien éloignés de l’image terrifiante et maléfique des dragons crachant le feu rencontrée dans les contes en Occident. Les dragons chinois symbolisent la chance, un environnement propice, la puissance et la noblesse d’âme.

Dans la société féodale chinoise, le dragon chinois symbolisait la souveraineté des empereurs et tous les éléments qui lui étaient rattachés étaient exclusivement réservés au pouvoir impérial. Les anciens empereurs appelaient leurs fils « graines de dragon » tandis qu’ils qualifiaient leurs vêtements et leur trône, respectivement, de « robes du dragon » et de « trône du dragon ». Le modèle de dragon représenté sur la robe impériale compte quatre pattes dotées chacune de cinq orteils. Il diffère de celui figurant sur la robe des vassaux où le dragon ne possède que quatre orteils à chaque patte. Cette différence marque, ainsi, la suprématie des anciens empereurs. Le culte voué aux Dragons ne s’arrête pas là :

  • La danse du dragon : réalisée au cours de nombreuses célébrations, comme par exemple, le Nouvel An chinois. En général, un dragon géant, mesurant jusqu’à 70 mètres et fabriqué à partir d’une armature en bambou et recouverte d’un tissu chatoyant est animé par des danseurs.
  • Courses de bateaux dragons : les bateaux dragons sont décorés selon le modèle du dragon chinois. Cette activité attire habituellement de nombreuses spectateurs qui apprécient le folklore lié au traditionnel Festival des bateaux dragons.
  • Signe chinois du dragon : chaque année, à l’intérieur d’un cycle de 12 ans du calendrier lunaire, on associe l’un des 12 animaux de la mythologie chinoise. Ainsi, les personnes nées dans les années 1940, 1952, 1964, 1976, 1988, 2000, 2012, ou 2024 appartiennent-elles toutes au signe du Dragon.

Les dragons se retrouvent, fréquemment, dans divers aspects de la culture chinoise allant des légendes concernant les ancêtres des chinois jusqu’aux porte-bonheur actuels en passant par les célébrations lors des festivals, l’astrologie et les conférences. On raconte qu’il y a des milliers d’années, Yandi (un chef de clan légendaire) fut conçu tandis que sa mère apercevait un puissant dragon dans le ciel. Aidé du dragon et de Huangdi (un autre chef de clan légendaire, son allié ou frère selon les versions), il fut à l’initiative du commencement de la civilisation chinoise. C’est pour cette raison que l’on considère Yandi et Huangdi comme les ancêtres du peuple chinois. Au fils du temps, le peuple chinois s’auto-désigna comme descendants de Yandi et Huangdi ainsi que du Dragon.

Entre l’époque ancienne et aujourd’hui, le dragon chinois a évolué passant d’une créature imaginaire à une mascotte, symbole d’un esprit pionnier et inébranlable plus adapté à notre époque. Le dragon règne non seulement en Chine mais reste, également, très omniprésent auprès des chinois vivant outre-mer et où il est devenu le représentant de la Chine et de la culture chinoise. Un certains nombre de légendes concernant l’origine des dragons ont fait leur apparition tout au long de l’histoire de la Chine. Parmi celles-ci, la théorie de l’adoration de totems reste la plus populaire.

A cette époque, l’Empereur Jaune (Huangdi, un légendaire chef tribal) lance une série de guerres contre neuf tribus dans la vallée du fleuve Jaune. Après sa victoire contre toutes ces tribus, il assimile l’emblême du totem de chacune d’entre-elles dans son propre totem du dragon pour n’en faire plus qu’un. Ceci explique pourquoi le dragon comporte les attributs de neuf autres créatures: les yeux de crevette, les ramures du cerf, la gueule béante du taureau, le nez du chien, les moustaches du poisson-chat, la crinière du lion, la queue du serpent, les écailles du poisson et, enfin, les griffes de l’aigle.

Conformément aux mythes chinois, le dragon possède neuf fils représentés par différents personnages et dont les illustrations sont largement utilisées dans les décorations architecturales et, plus spécialement, dans les palais impériaux. Les neufs fils apparaissent, régulièrement, dans les ornements et les sculptures des bâtiments.

  • Bixi (赑屃) — aîné, en forme de tortue avec des dents pointues. Il aime transporter des objets lourds et on le représente souvent sur les monuments et les tombes.
  • Qiuniu (囚牛) — dragon à écailles jaunes. Il aime et excelle en musique; couramment gravé sur les instruments musicaux.
  • Yazi (睚眦) — avec un abdomen de serpent et une tête de léopard, il aime se battre et tuer; habituellement évoqué sur les décorations pourvues d’une épée.
  • Chaofeng (嘲) — instinctivement aventureux. Ses représentations se retrouvent, généralement, sur les arêtes des toitures.
  • Pulao (蒲牢) —connu pour ses pleurs bruyants et souvent incrusté sur les poignées des cloches.
  • Chiwen (螭吻) — vit dans les océans, hurlant et prenant plaisir à dévorer d’autres creatures. Il apparaît, fréquemment, sur les extrémités des faîtages des palais.
  • Bi’an (狴犴) — épris de justice, il figure, très souvent, debout sur les portes des prisons.
  • Suanni (狻猊) — en forme de lion, il se complaît dans sa position les jambes croisées entouré d’une odeur d’encens. Il sert souvent de base à la création des ornements de portes-encens et de sièges dans les temples bouddhistes.
  • Fuxi (负屃) — le plus proche du dragon chinois standard, on le retrouve généralement sur des tablettes en pierre.

Source : voyageschine.com

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