Le mythe du héros : la légende du Roi Arthur

Sur le blog, j’ai déjà pu parler de la fée Viviane (aka La Dame du Lac), du personnage de Merlin, de la Reine Guenièvre… Et si aujourd’hui, nous parlions du personnage cental des légendes arthuriennes, celui sur qui tout repose, le porteur d’Excalibur : Arthur Pendragon ? Probablement le personnage le plus connu des légendes, le Roi Arthur a eu le droit à un grand nombre d’adaptations au cours du temps, que ce soit en films, en séries, en livres ou encore en comédie musicale. C’est également le premier personnage de légende que j’ai appris à adorer étant enfant (et avec les adaptations, c’est resté un crush pendant un long moment !). Mais que savons-nous vraiment du roi Arthur des légendes ? C’est ce que nous allons voir aujourd’hui.

Arthur Pendragon : le personnage derrière la légende du Roi Arthur. Né en 475, il serait le fils du roi breton Uther Pendragon et d’Ygraine de Cornouailles. Mais la légende veut qu’Arthur ait été confié assez jeune à Merlin, un magicien proche de la famille qui a pressenti qu’il serait le prochain souverain et pris en charge son éducation. Merlin aurait alors élevé Arthur comme un chevalier, sans lui révéler qu’il appartenait à la famille royale. Si aucun élément historique ne peut prouver que le personnage d’Arthur Pendragon a réellement existé, on sait néanmoins qu’il s’est nourri du folklore breton et s’est inspiré de plusieurs grands chefs de Grande-Bretagne. La légende du roi Arthur s’est sans doute diffusée dès le XIIIème siècle grâce à l’Historia regum Britanniae, l’oeuvre de Geoffroy de Monmouth.

La figure légendaire d’Arthur s’est développée essentiellement grâce à l’Historia regum Britanniae (Histoire des rois de Bretagne) écrite par Geoffroy de Monmouth au xiie siècle. Toutefois, antérieurement à cette œuvre, certains contes et poèmes gallois ou bretons, ainsi que des chroniques ou annales reprenant des traditions orales, font déjà apparaître Arthur comme un grand guerrier défendant la Bretagne des hommes et d’ennemis surnaturels ou comme une figure magique du folklore, parfois associée à Annwvyn, l’autre-Monde celtique.

Le grand seigneur tel qu’il est dépeint dans la légende aurait joué un rôle majeur, puisqu’il aurait fédéré les peuples celtes de la Bretagne armoricaine et des îles britanniques pour contrer l’attaque germanique. La légende a donné naissance à un genre littéraire et un écrivain français y aurait largement contribué. Au XIIème siècle, Chrétien de Troyes s’inspire du personnage du roi Arthur et des légendes bretonnes pour écrire ses romans chevaleresques. Il imagine notamment les personnages de Lancelot du Lac et de Perceval, la quête du Graal, et utilise les chevaliers de la table ronde… La littérature arthurienne est née, et elle n’aura de cesse de prospérer au Moyen Âge.

La table ronde : le symbole de la légende du roi Arthur : elle apparaît pour la première fois en 1155 dans le Roman de Brut, du poète Wace et est par la suite reprise quasi-systématiquement dans les oeuvres de Chrétien de Troyes. Autour de cette table ronde située à la cour de Camelot, se retrouve l’ordre légendaire des chevaliers au service du roi Arthur. Les meilleurs chevaliers du royaume y étaient réunis. Leur but ultime : retrouver le Saint-Graal. Objet mythique de la légende arthurienne, il est le but ultime des chevaliers de la Table ronde. Merlin l’enchanteur les auraient chargé de le trouver pour guérir le roi pêcheur. D’abord représenté comme une pierre précieuse, un cristal ou encore un plat, il est vite devenu un symbole chrétien : selon les versions, on le décrit comme étant le Saint-Calice, la coupe dans laquelle Jésus aurait bu lors de son dernier repas avec les apôtres.

Robert de Boron écrivit, dans son Merlin, qu’Arthur obtint son trône en tirant une épée d’un rocher et d’une enclume. Cet acte ne pouvait être effectué que par le Vrai Roi, ce qui signifie le roi choisi par (les) Dieu(x), ou l’héritier d’Uther Pendragon. Cette épée est dans certaines versions la célèbre Excalibur. Dans d’autres récits, Excalibur sort d’un lac, soutenue par Viviane, la Dame du Lac — une demoiselle sorcière —, et elle est remise à Arthur peu de temps après le début de son règne. L’épée pouvait trancher n’importe quoi, et son fourreau rendait son porteur invincible.

Le dernier combat d’Arthur, la bataille de Camlann, contre les forces de Mordred vit sa perte. Des histoires montrent que Mordred était un chevalier de la Table ronde et le fils incestueux d’Arthur et de sa sœur Morgane ou bien de sa demi-sœur Morgause. Le Roi Arthur fut mortellement blessé lors de cette bataille, et emmené à Avalon. Là, ses mains furent soignées ou son corps enterré dans une chapelle. D’autres textes disent qu’il n’est pas mort, mais qu’il s’est retiré dans Avalon, monde insulaire mystérieux ; le roi Arthur est en dormition et reviendra un jour. De nombreux lieux sont revendiqués comme étant l’Avalon dont parle la légende : Glastonbury (dans le Somerset, en Angleterre), l’île d’Avalon (un îlot sur la commune de Pleumeur-Bodou dans les Côtes-d’Armor), Burgh by Sands, ancienne forteresse Aballaka du Mur d’Hadrien, en Cumberland, à l’embouchure de l’Eden… Mais il faut préciser que les peuples celtiques transportent leurs légendes au fur et à mesure de leurs émigrations. Ceci explique donc qu’il y ait plusieurs forêts de Brocéliande, plusieurs Cornouailles…

Fun Fact : Le roi unique et incontesté n’a jamais existé dans la civilisation celtique. Les divisions tribales (chefs de clans vassaux de rois des provinces eux-mêmes vassaux d’un roi suprême) ont permis à Jules César de prendre le contrôle de la Gaule. En contrepartie, l’imaginaire populaire s’est emparé d’un roi, plus ou moins attesté, paré des atouts les plus nobles de sa charge : un homme fort, bon guerrier mais sage, fédérateur et bien conseillé. Même après sa disparition, il porte encore les espoirs d’un peuple : son sommeil n’est que temporaire, et il reviendra unir les « deux Bretagnes » et sauver les Bretons.

Sources : Wikipédia Géo

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