Magie, complots et trahison : La Duperie de Guenièvre

Auteure : Kiersten White
Editeur : De Saxus
Genre : Medieval Fantasy
Nombre de pages : 403

Résumé : La princesse Guenièvre arrive à Camelot pour épouser le charismatique Roi Arthur, mais elle n’est pas celle qu’elle prétend être. Son vrai nom et sa véritable identité sont un secret. La magie a été interdite dans le royaume et le sorcier Merlin qui en a été banni a trouvé un moyen de protéger le roi : faire de Guenièvre sa femme… et sa protectrice contre ceux qui veulent voir la ville du jeune souverain tomber.
Pour sauver la vie d’Arthur, sa nouvelle épouse va devoir naviguer dans une cour où les anciennes valeurs qui s’opposent au changement côtoient de nouvelles voix qui se battent pour un monde meilleur.
Mais au cœur de la forêt et dans les sombres profondeurs des lacs, la plus terrible des menaces attend pour récupérer ce qui lui est dû… Les chevaliers d’Arthur croient qu’ils sont assez forts pour faire face à n’importe quel danger, mais Guenièvre sait qu’il faudra bien plus que des épées pour garder Camelot libre.
Des joutes meurtrières aux trahisons et aux romances interdites, La duperie de Guenièvre propose une lecture inédite et fascinante de la plus grande des légendes. Le combat entre la magie et le fer, le bien et le mal. Une œuvre forte, novatrice et indispensable.

Je pense qu’on peut tous se mettre d’accord sur une chose : la couverture est absolument magnifique. La jaquette est également très jolie, mais j’ai clairement eu un faible pour ce qu’il y a en-dessous, à savoir une couverture en dure or, avec une épée et une couronne gravée dessus en bleu foncé. Savoir que ce roman est le premier tome d’une trilogie (dont le dernier tome sort en septembre aux Etats-Unis) qui réécrit les codes des légendes arthuriennes pour se focaliser sur un personnage qu’on a trop souvent tendance à mettre de côté me remplit de joie. Guenièvre est un personnage assez souvent mal vu. Bien souvent, elle est juste la jeune femme tiraillée entre Arthur et Lancelot, ou celle qui cause la perte d’Arthur en le quittant pour Lancelot. Donc lire un roman sur ce personnage…J’avais hâte ! Maintenant, est-ce que j’ai eu trop d’attente envers ce roman, ou est-ce réellement un coup de cœur ? Je vous dis tout.

Le roman s’ouvre sur l’arrivée de la princesse Guenièvre à Camelot, escortée par les chevaliers Bohort et Mordred, notamment. J’avoue que j’ai froncé les sourcils en voyant que ce dernier personnage était déjà arrivé, mais au final c’est un personnage que j’ai appris à apprécier. Aux fils des pages, on en apprend plus sur Camelot et le roi Arthur. Ici, la magie est toujours bannie, tout comme « Merlin », que personne ne semble vraiment porter dans son cœur. Dans cette histoire, Guenièvre a donc un très gros secret : elle n’est pas Guenièvre. En lisant cela, ainsi qu’en voyant le personnage réagir au ban de la magie et à celui de Merlin, je me suis dit qu’on allait découvrir une version écrite de la série « Merlin », sauf que cette fois c’est Guenièvre qui a la magie et qui protège Arthur sans qu’il le sache. Mais au final, cette idée a été écartée plutôt rapidement, notamment grâce au personnage d’Arthur. Ce qui est génial avec ce roman, c’est que même en connaissant les légendes arthuriennes par cœur, même en ayant vu un nombre incommensurable de films, séries et autres adaptations, on ne voit pas les révélations venir. Le suspense reste entier, du début à la fin. Les personnages sont à la fois différents de leurs versions dans les légendes, tout en gardant leurs caractéristiques les plus importantes. Et mettre Guenièvre en avant ne rend pas pour autant les autres personnages inutiles, à mon sens.

Parlons justement du personnage de Guenièvre. On apprend assez rapidement qui elle est et pourquoi est-ce qu’elle est venue à Camelot et de façon assez surprenante, c’est même Arthur qui nous donne ses informations. Je pense que la relation entre Arthur et Guenièvre est la plus réussie du roman (et heureusement, ce sont quand même les personnages principaux). Arthur est plutôt sage, intelligent et grandement apprécié par les habitants de Camelot, au point de prendre pour eux des décisions qui vont à l’encontre de ce qu’il pense être juste parfois (comme par exemple le ban de la magie). C’est un roi juste et je l’ai trouvé plutôt bien écrit, bien qu’il ne soit pas forcément extrêmement présent dans le roman. Guenièvre est un personnage qu’on met un peu plus de temps à cerner. Elle est relativement naïve (en même temps, elle a seize ans et elle a vécu la majorité de sa vie dans les bois, donc bon) mais plus le roman avance, plus elle se révèle puissante et douée dans son rôle de Reine. Tout comme Arthur, c’est un personnage assez juste et chacune des révélations faites au cours du récit m’ont vraiment permis d’apprécier ce personnage. Et il y a aussi Mordred. Je trouvais étrange dans le voir aussi tôt dans l’histoire, mais finalement vu son importance dans le récit, c’était essentiel. J’ai tout de même envie de voir ce qu’il va advenir de lui dans les prochains tomes, parce que son rôle d’antagoniste est super bien amené.

Au final, la fin du tome 1 est aussi belle que terrifiante. On sent à la fois notre héroïne sûre d’elle, commençant à apprécier sa nouvelle vie, mais la tournure des phrases nous fait bien comprendre que cette paix ne va pas durer et qu’elle sera probablement amenée à faire des choix bien plus compliqués dans les suites.

Au final, est-ce que le roman mérite une aussi grosse hype autour de sa sortie ? Absolument.
Est-ce qu’il faut le lire quoi qu’il en coûte ? Mais tout à fait.
Est-ce que ça a été un coup de cœur ? Evidemment !


Les personnages sont bien écrits, le suspense est super bien géré, les romances ne prennent pas du tout le pas sur l’action, ce qui, pour moi, est un énorme plus et on sent que tous les personnages ont encore bien plus d’aventures à nous livrer. La fin du tome 1 scelle vraiment le début de l’aventure, puisque le premier tome est vraiment là pour poser les bases, établir les relations et nous faire découvrir cette version de Guenièvre.

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7 commentaire

  1. Mon mari adore ce genre d’ouvrages typé médiéval, héroïc fantaisie. Ça a l’air pas mal !

  2. Hello je lis pas mal de mythes et celui-ci en fait partie avec Chretien de Troyes pour lequel j’adore lire ces écrits avec ces oeuvres sur Lancelot

  3. Et bien je dois dire qu’il a l’air bien sympa, j’aime beaucoup ce qui tourne autour de la légende Arthurienne donc pourquoi pas… Même si pour moi Marion Zimmer Bradley reste la meilleure dans ce genre.

  4. Merci pour l’avis ! Mon fils aimerait beaucoup !

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