Technologie, meurtre et résurrection : Backup

Auteur : Guy-Roger Duvert
Genre : Science-Fiction
Auto-Edition
Nombre de pages : 311

Résumé : Dans un futur plus ou moins proche, l’immortalité est devenue un service, un monopole détenu par la multinationale Backup. Les clients procèdent régulièrement à des sauvegardes de leur psyché – souvenirs, personnalité, tout ce qui les définit en tant qu’individu. Le jour où ils meurent, leur sauvegarde la plus récente est téléchargée dans l’un de leurs clones, prêt à être activé. L’immortalité à la portée de tous. Du moins des plus nantis.

Aiden Romes est un flic. Honnête, droit dans ses bottes, psychorigide, même, diraient certains de ses collègues moins regardants avec la loi. Il est bon dans ce qu’il fait, mais un tel métier effrait de plus en plus sa compagne, enceinte de plusieurs mois et terrifiée à l’idée de perdre son époux. La situation change cependant le jour où il contribue à sauver la fille du dirigeant de la firme Backup, qui le remercie en lui offrant un abonnement gratuit aux services de la compagnie. Il va rejoindre la caste fermée des immortels, et pourra enfin continuer le job qu’il aime sans que sa compagne n’ait plus à en souffrir. Il s’installe dans le siège de connexion, ferme les yeux…… et les rouvre quelques secondes après dans un lieu qu’il ne connait pas. Mais surtout dans un corps qui n’est pas le sien! C’est pour lui le début d’une descente aux enfers, où il devra voir jusqu’où il sera prêt à violer ses propres principes et ainsi se salir les mains afin de protéger les siens et déjouer un complot de portée mondiale. La technologie Backup constitue-t-elle l’accès à l’immortalité pour l’être humain, ou bien la perte de son identité?

Il y a quelques semaines de ça, j’ai découvert, via SimplementPro, un roman nommé « Virtual Revolution 2046 » dont j’avais pu faire la critique sur le blog DIXILY (spécialisé en critiques de romans de tous genres). Suite à cette critique, j’ai discuté un peu plus avec l’auteur et ça s’est terminé sur lui, me proposant de chroniquer un autre de ses romans : BACKUP (il me semble qu’il a également écrit une trilogie nommée Outsphere, dont le tome 3 arrivera prochainement). Et c’est de ce roman-là que je vous parle aujourd’hui. J’ai pu recevoir ce roman en version papier, ce qui m’a permis d’apprécier la couverture comme il se doit (elle est absolument magnifique) ! Bref, j’ai hâte de vous en parler, alors je commence !

On commence l’histoire directement par de l’action, puisque le roman s’ouvre sur deux hommes s’étant introduit dans un appartement pour poignarder la propriétaire des lieux, pendant qu’une pub pour le logiciel « BACKUP » permet une immortalité numérique s’affiche. Cette idée, de pouvoir restaurer une sauvegarde de nous-même dans un clone de notre corps m’a fait penser à la série « Altered Carbon » (qui est aussi un roman), où il est possible pour n’importe qui de changer de corps à n’importe quel moment, à partir du moment où tous les souvenirs sont téléchargés sur ce qu’ils appellent une « pile » qu’on insère à l’arrière du crâne. Mais bref, revenons à nos moutons. On découvre alors le personnage d’Aiden Romes, un policier, dont la première action est de sauver la fille du dirigeant de BACUP (justement) qui lui offre en retour un abonnement au service… Et c’est le début de la fin pour le jeune homme. En effet, sa motivation pour accepter l’offre est de pouvoir rassurer sa femme, enceinte, qui craint de perdre son mari sur le terrain. Maintenant qu’il peut devenir « immortel », cette crainte est effacée. Sauf qu’Aiden va se réveiller…dans un autre corps que le sien. Et encore, ça c’est la partie la plus « soft » des soucis. Aiden va également se rendre vite compte qu’entre le moment où il est entré chez BACKUP pour la première fois et son réveil dans ce nouveau corps, cinq ans se sont écoulés…

J’ai bien aimé la description de la première arrivée dans le siège de BACKUP, où Aiden compare les pièces dans lesquelles ont entreposés les clones à des morgues, mais « en plus propre », j’avoue que ça m’a fait sourire. De manière générale, les descriptions de l’univers sont plutôt bien gérées, permettant aux lecteurs de s’imaginer les endroits sans pour autant donner trop de détails. L’intrigue est intéressante. Il y a tout une discussion autour de l’immortalité et de la moralité, ce qu’il est bien ou mal de pouvoir faire et si permettre à certaines personnes de devenir immortelles est une bonne idée ou non. A vrai dire, c’est un peu le message auquel je m’attendais en commençant un roman qui allait traiter de ces sujets. Mais il y a également toute l’histoire autour d’Aiden et de sa famille (Lucy et sa fille), avec ce qu’il est prêt à faire pour elles, ce qu’il peut devenir, ce dont il est capable, sans parler du fait qu’il a perdu cinq années et qu’il se retrouve à devoir braver d’énormes dangers dans une ville qu’il ne reconnaît pas vraiment et surtout seul, car ses alliés ont appris à le détester en cinq ans… Donc il y a toute cette histoire autour de l’humanité d’Aiden, ce qui fait de lui un être humain et quelles sont ses valeurs, que j’ai vraiment trouvé intéressante.

Difficile de parler plus en profondeur du personnage d’Aiden sans spoiler le roman, mais aussi parce que pendant la grande majorité du roman, il semble plus subir l’action qu’autre chose. Etant donné qu’on suit majoritairement Aiden, qui a « perdu » cinq ans de sa vie, on a du mal à voir l’évolution entre les deux. Et pourtant, il y a une grande évolution (mais ça fait partie des spoilers !) entre le Aiden qu’on suit aujourd’hui et celui qu’il était cinq ans plus tôt. Mais pour notre héros, il semble pendant un long moment suivre les directives qu’on lui donne sans trop se poser de questions et essaie de réparer les erreurs qu’il a pu commettre en cinq ans, ce qui est loin d’être une tâche facile. Et il y a également le personnage d’Emera, une I.A qui aide notre cher Aiden dans ses diverses tâches, ce qui permet également d’ajouter un petit message sur la technologie et les intelligences artificielles (et le danger qu’elles peuvent représenter évidemment). De mon côté, j’ai bien aimé le personnage d’Emera, je trouve qu’elle remplit son rôle à merveille et elle garde un petit côté mystère aussi, parce qu’on ne sait jamais vraiment si elle est du côté d’Aiden ou non.

Au final, c’est un roman très intéressant, rempli de messages très inspirants et philosophiques sur l’attrait du pouvoir, la corruption, les I.A et l’avancement de la technologie qui bafoue la morale.

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