Un voyage décevant : à dos d’oiseaux

Auteure : Sarah Marquis
Editeur : Michel Lafon
Genre : Contemporain
Nombre de pages : 303

Résumé : Tout commence par une vertèbre de dinosaure envoyée anonymement à Pumilla Isquarm, célèbre exploratrice qui se repose entre deux expéditions dans son chalet perdu au milieu des Alpes suisses… Cette énigme va amener Pumilla et son équipe jusqu’au fascinant désert de Gobi, en Mongolie, dont ils vont découvrir les rites ancestraux, les trafics insoupçonnés, et un lieu mystérieux, Shambhala, censé protéger la Terre.
Ce livre est à la fois un roman d’aventures, un polar à l’intrigue brillamment maîtrisée et un conte fantastique qui nous fait accéder à la magie universelle : celle de la Nature telle que nous devrions la  » ressentir  » pour la laisser nous transmettre ses forces au lieu de la saccager.
Un chemin initiatique qui peut changer nos vies.

Nouveau mois, nouvelle lecture ! Lu dans le cadre de mon challenge de lecture du mois de mars, j’ai préféré attendre pour poster mon avis parce que je tenais à relire certains passages (pour être sûre de tout comprendre). Ce n’est pas le genre de roman que je lis régulièrement et j’avais peur de passer à côté de certaines idées ou certains sous-textes importants.  C’est un roman sur un voyage initiatique et je dois dire qu’il est arrivé à point-nommé dans ma vie. Toujours est-il qu’après deux lectures, je pense que je suis prête à vous donner mon avis sur ce joli roman qu’est « A dos d’oiseaux », de Sarah Marquis ! Je vous dit tout ?

Le roman est beau. En termes d’intrigue, je le trouve beau. Les idées mises en avant sont très poétique, l’intrigue est plutôt sympathique et j’ai trouvé les personnages assez bien construit, même si j’ai eu du mal à m’attacher à eux. Je dois dire que cela faisait un long moment que je n’avais pas lu de roman écrit à la troisième personne et me retrouver d’un coup exclue de la tête des personnages, ça m’a fait bizarre. Ensuite, j’ai trouvé certains passages assez…étrangement écrit. L’utilisation des majuscules pour souligner que les personnages crient, ça va, mais mettre encore plus d’emphase dessus en mettant quatre point d’exclamations ou d’interrogations juste derrière… Aoutch. Après, comme je l’ai dit, ce n’est pas un genre que je lis énormément alors peut-être que c’est les codes normaux, je n’en sais rien. Toujours est-il que je me suis vite concentrée sur l’intrigue et les nombreux voyages fait au cours du récit. J’ai été un peu déçue au début, parce que notre personnage principal, Pumilla ou Pum, passe des Alpes à l’Espagne, puis en Mongolie… On a bien quelques lignes ou parfois une page de description (au tout début du roman) sur l’endroit, ainsi que des dialogues courts pour découvrir les gens, mais le roman ne m’a pas laissé une seule seconde de répit pour me faire ressentir l’endroit, me donner envie d’y voyager, me laisser me l’imaginer. C’est trop rapide. Je sais que le but est de savoir comment notre jeune héroïne s’est retrouvée avec ce fameux « paquet mystérieux » au début du roman, mais pour un roman sur le voyage… C’est dommage.

Parlons intrigue, donc. Au début du roman, Pum’ découvre qu’elle a reçu un paquet mystérieux dans lequel se trouve une vertèbre de dinosaure (le genre de truc que tu évites d’envoyer par Colissimo, en général). Cela va donc pousser notre chère héroïne dans une nouvelle aventure, traversant donc les Alpes, l’Espagne, la Mongolie, le désert de Gobi… Sur sa route, elle va croiser des têtes familières ainsi que de nouvelles têtes et va essayer de découvrir comment elle s’est retrouvée en possession de ce paquet et va découvrir des rites ancestraux ainsi que des trafics étranges dans un lieu mystérieux (pour ne pas trop en dire et vous laisser découvrir ce récit). Ah, un autre bémol = plusieurs fois au court du roman, certaines phrases sont gardées en anglais. Le roman est une traduction. Je n’ai pas vu l’intérêt de garder ces phrases en anglais, ni même celles en franglais, tel que « son prochain « move » sera imprévisible ». Et pourtant, je passe ma vie à parler franglais, mais pour une raison incroyable, ça me hérisse le poil de le voir écrit. Je dois être honnête, malgré toute la poésie et les beaux messages sur le voyage initiatique, se retrouver soi-même et découvrir son potentiel, je ne peux pas dire que j’ai apprécié ma lecture. Ce n’est pas une lecture que j’ai détesté non plus. Une sorte de semi-déception ? Je voulais sortir de ma zone de confort et tenter quelque chose de nouveau, malheureusement je n’ai pas réussi à accrocher. Après, j’ai bien aimé tout ce qui tourne autour de « l’endroit mystérieux » Shambhala, je dois avouer que ça m’a captivée. En fait, les deux derniers chapitres sont très intéressants !

Pour terminer, je dirais que c’est un roman intéressant avec beaucoup de bonnes choses, je vous le recommande absolument parce qu’il soulève de nombreuses questions et permet une bonne remise en question, mais pour autant si vous cherchez, comme quoi, des romans qui vous transportent et vous entraîne en vous tenant par la main, vous risquez d’être déçu.

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5 commentaire

  1. Merci pour la mise en bouche de cette lecture , dommage pour les traductions qui t’ont deplues.
    Je préfère effectivement être de mon côté transporté par les lectures mais il ne faut jamais dire jamais 🙂

  2. Hello,
    Merci beaucoup pour ton avis développé et bien construit.

  3. Coucou,

    Merci pour ton retour sur ce livre !
    Alors ce n’est pas mon style de lecture habituel et le fait que tu sois mitigé confirme que ce n’est pas pour moi !

    Belle journée,
    Laura – Happy Lobster

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