Jeux vidéos, pop-culture et complot : Ready Player Two

Auteur : Ernest Cline
Editeur : Michel Lafon
Genre : Science-Fiction
Nombre de pages : 402

Résumé : Quelques jours après le concours du fondateur d’Oasis, James Halliday, Wade Watts fait une découverte qui change tout. Caché dans le coffre de Halliday, attendant que son héritier le trouve, se cache une avancée technologique qui changera une fois de plus le monde et rendra l’Oasis mille fois plus merveilleuse et addictive que même Wade ne l’aurait imaginé. Avec cela vient une nouvelle énigme et une nouvelle quête. Un dernier œuf de Pâques de Halliday, faisant allusion à un prix mystérieux. Et un nouveau rival inattendu, incroyablement puissant et dangereux vous attend, celui qui tuera des millions de personnes pour obtenir ce qu’il veut. La vie de Wade et l’avenir de l’Oasis sont à nouveau en jeu, mais cette fois le sort de l’humanité est également en jeu.

Lorsque j’ai découvert la bande-annonce du film « Ready Player One », je me suis aussitôt plongée dans le roman, afin de savoir exactement à quoi m’attendre. Et si le roman m’avait beaucoup plû, avec tout le lore du jeu vidéo, les références aux années 80/90, l’intrigue globale et les divers personnages, le film…m’avait déçue. Certes, il était fun et plein de jolies couleurs, mais beaucoup du travail apporté aux personnages avait totalement disparu et les facilités scénaristiques s’accumulaient à une vitesse impressionnante (je pense notamment au fait que dans le film, tous les personnages vivent dans la même ville, voire le même quartier, là où dans les livres, ils sont tous dans un pays ou un état différent, ce qui rend la rencontre assez incroyable). Donc forcément, quand j’ai appris qu’il y allait avoir une suite, j’étais très intéressée…et terrifiée en même temps. La fin du 1 est plutôt précise, qu’est-ce qu’un tome 2 allait pouvoir apporter ?

Je l’admets, j’ai commencé ma lecture en pensant déjà écrire un avis mitigé. Je ne voyais simplement pas l’intérêt de repartir dans une aventure quasi-semblable à la première, sauf que cette fois, l’easter egg est une dangereuse technologie qui menace le monde entier. Rien qu’en lisant le résumé, je grinçais déjà des dents. Donc forcément, en commençant ma lecture, je ne m’attendais pas à grand-chose, si ce n’est retrouver l’univers et les références. Le roman tourne une nouvelle fois autour d’une quête d’indices, cette fois pour retrouver non pas trois, mais sept « fragments ». La seule différence, c’est que cette fois, personne ne sait ce qu’il se passera une fois les sept fragments retrouvés. C’est l’occasion de retrouver certes nos personnages (Wade, Samantha, Aech et Shoto) mais également d’en découvrir de nouveaux, comme Lo, une jeune joueuse. Le roman nous apporte aussi des éléments sur ce qu’il s’est passé entre les deux tomes et où en sont nos personnages principaux, tout en restant concentré sur Wade, le « héros ».

Le roman tourne autour de thématiques intéressantes. Bien sûr, le rôle de la technologie et son impact sur la vie humaine est au cœur du récit, mais il y a également une partie sur l’Amour et tout ce que ça peut entraîner. Le roman montre bien à quel point Wade et Halliday sont similaires dans leur manière de gérer leurs émotions (aka, ne pas le faire ou se résoudre à passer leurs vies entourer de robots) mais toute la quête finale du roman, justement, c’est de permettre à Wade de réussir là où Halliday a échoué : refuser de vivre enfermé dans un monde digital et se prendre en main dans la vraie vie. Le parcours est très bien mené, j’ai bien aimé l’évolution du personnage de Wade et j’ai adoré découvrir toutes les références dans ce roman. MAIS (parce qu’il y a toujours un mais), je trouve que c’est un roman « de trop ». Les points abordés ont déjà été soulevé dans le premier tome (l’obsession d’Halliday envers Kira, l’addiction de Wade aux jeux vidéo, la réticence de Samantha quant aux intelligences artificielles) et le vilain de ce tome est le même que dans le tome précédent (enfin pas exactement mais vous comprendre si vous le lisez). Donc à mon sens, c’est un bon roman mais une suite inutile…

Le gros point positif du roman, c’est le traitement réservé au personnage de Wade. Le roman n’hésite pas à aborder son addiction au jeu, son aveuglement quant aux conséquences et au monde qui l’entoure et comment est-ce qu’il devient de plus en plus comme Halliday (solitaire et obsédé par la technologie). Son évolution depuis le premier tome est visible, même s’il s’est créé de nouveaux problèmes ! Et il ne faut pas oublier que Wade n’a pas encore 18 ans et vient d’hériter de la première puissance du monde, donc forcément, les problèmes vont arriver… Finalement, le personnage qui m’a le plus plû ici, c’est Samantha. Dans le tome 1, c’est la plus prudente et la voix de la raison, ce qu’elle est toujours dans le tome 2 en s’opposant à ladite technologie. C’est juste assez étrange par moment, puisqu’elle n’est pas beaucoup plus âgée que Wade, de la voir s’opposer aussi fermement comme si elle avait déjà 30 ans. J’ai beaucoup apprécié l’apparition du personnage de Lo.

Du coup, qu’en ai-je pensé ? Je pense que la phrase « c’est un bon roman mais une suite inutile » résume plutôt bien la situation. Les références sont vraiment sympas, la quête est intéressante, le roman se lit vite et est plutôt fun, les personnages sont bien écrits… Mais pour moi, ils revivent les mêmes expériences que dans le tome 1. La seule différence, c’est qu’ils sont un poil plus vieux et un poil plus riche. Le message est le même que dans le premier, la quête est une copie de la première en un peu plus évoluée et certaines explications sont tirées par les cheveux pour apporter du dramatique là où ce n’était pas nécessaire. En bref, si vous avez aimé le premier, vous serez ravi de retrouver nos héros, mais pour moi, cette suite n’a pas lieu d’être.

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